“ L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une abomination qu’ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux ” (Lévitique, 18, 22).
“ Ni fornicateurs, ni idolâtres, ni dépravés, ni sodomites, ni voleurs, ni cupides, pas plus qu’ivrognes, insulteurs ou rapaces n’hériteront du royaume de Dieu ” (saint Paul*, I Corinthiens, 6, 9-10).
“ Pas un seul autre vice ne pourrait être raisonnablement comparé à celui-ci, qui l’emporte sur tous les autres en impunité. Car ce vice apporte avec lui la mort du corps et la destruction de l’âme ; il souille la chair, étouffe la lumière de l’intelligence, jette l’Esprit saint hors de son temple, le cœur de l’homme, et installe à sa place le diable, l’éveille à des mauvais désirs ; il ferme absolument l’esprit à la vérité ; il trompe et oriente vers le mensonge ; il jette des rets sur le chemin et, quand un homme tombe dans la fosse, lui ferme toute fuite ; il ouvre les portes de l’enfer et ferme celles du Paradis ” (saint Pierre Damien*, Liber Gomorrhianus, vers 1050).
“ Celui qui est sodomite prouvé, doit perdre les couilles, et s’il le fait une seconde fois, il doit perdre le membre ; et s’il le fait une troisième fois, il doit être brûlé ” ; “ Femme qui le fait doit à chaque fois perdre un membre, et la troisième fois, doit être brûlée. Et tous leurs biens sont au roi ” (Jostice et Plet, “ ancienne coutume d’Orléans ”, vers 1260).
“ Qui erre contre la foi, comme en mécréance, de laquelle il ne veut venir à voie de vérité, ou qui fait sodomiterie, il doit être brûlé ” (Philippe de Beaumanoir, Les Coutumes de Beauvaisis, vers 1285).
“ Dans chaque temple ou lieu de culte important, ils ont un homme ou deux, ou davantage, habillés en femmes depuis l’enfance, parlant comme les femmes et les imitant en manières, en vêtement et en tout. Les hommes, particulièrement les chefs, ont des relations charnelles impures avec eux les fêtes et les jours saints, comme s’il s’agissait d’un rite ou d’une cérémonie. Je le sais parce que j’en ai puni deux ” (Cieza de Léon, Chroniques du Pérou, 1533).
“ À l’époque où j’étais ainsi parmi ces gens [les Amérindiens de Floride], j’ai vu une chose diabolique, à savoir un homme marié à un autre homme ” (Nuñez Cabeza de Vaca, La Relacion o naufragios, 1542).
“ Si un homme consent à être sodomisé, les coupables seront condamnés au port de la cangue pendant un mois et à 100 coups de bâton ” (Code de la dynastie Qing [Da Qing lüli], 1734).
“ Le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté et il ignore la lustration qui purifie. L’état des fesses, le relâchement du sphincter, l’anus en entonnoir ou bien la forme et la dimension du pénis signent l’appartenance à l’espèce nouvelle. Monstre dans la nouvelle galerie des monstres, le pédéraste a partie liée avec l’animal ; dans ses coïts, il évoque le chien. Sa nature l’associe à l’excrément ” (Ambroise Tardieu, Études médico-légales sur les attentats aux mœurs, 1857).
“ Sans aller jusqu’à la mort, je regrette que cette infamie qui commence à se propager parmi nous, soit traitée avec tant d’indulgence. Je voudrais qu’elle fût, dans tous les cas, assimilée au viol, et punie de vingt ans de réclusion ” (Proudhon, Amour et mariage, 1858).
“ L’homosexualité est un stigmate fonctionnel de dégénérescence et une tare névro-psychopathologique ” (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis, 1886).